Batteman – BotoxOffice.fr
Bienvenue à Gotham City, la seule ville où la criminalité se joue en manches. Avec Batteman, le justicier masqué échange gadgets high-tech et détective work contre une batte en bois de frêne et un swing meurtrier. Cette parodie musclée et résolument absurde du mythe de Batman transforme le Chevalier Noir en Chevalier Frapper. Entre grand écart comique et traumatisme crânien, ce film pulvérise le mythe super-héroïque… à grands coups de home run.
🗂 Fiche technique
- Titre : Batteman
- Réalisateur : Spike Beaufils
- Scénario : Nolan N’importequoi, d’après une idée vraiment pas validée par DC Comics
- Genre : Parodie super-héroïque, carnage slapstick, satire sportive
- Durée : 1h42 (dont 38 minutes de gros bruits d’impact)
- Interdit aux moins de 16 ans : pour violence comique ultra-démesurée
- Produit par : Gotham City Minors League
- Distribué par : Warner Ballez
🎬 Synopsis
Dans une Gotham gangrenée par le crime, la justice n’a plus de visage… mais elle a une batte.
Bruce Bateman, milliardaire traumatisé par un match de baseball raté dans son enfance, décide de devenir le héros que Gotham ne mérite pas : Batteman. Armé d’une batte de baseball réglementaire, d’un gant griffé et d’un casque anti-concussion, il nettoie les rues à coups de grands chelems crâniens. Pas de Batmobile, mais un quad de stade. Pas de Bat-Signal, mais un spot lumineux en forme de balle.
Son code moral ? “Trois strikes, t’es OUT… définitivement.”
Accompagné par son fidèle acolyte Robinzon, ancien ramasseur de balles reconverti en sniper de balles molles, Batteman affronte le redoutable Jokœur, un mime nihiliste reconverti en lanceur fou, qui transforme les balles en grenades lacrymogènes.
Entre flashbacks sur son passé de batteur raté et bastons dignes d’un match de catch sous stéroïdes, Batteman frappe là où ça fait rire.
🎭 Personnages principaux
- Bruce Bateman / Batteman (Jean-Patrice Cavale)
Ancien enfant traumatisé par une batte cassée, devenu millionnaire par l’invention du « Couvre-Casquette », il consacre sa vie à « rééduquer les voyous avec pédagogie… et percussion ». - Robinzon (Kevin Surin)
Acolyte sarcastique, expert en projectiles divers (balles, ballons, boules de pétanque), il gère aussi les stats de Batteman en temps réel avec son appli ScorethJustice. - Jokœur (Clownin Leblanc)
Mime psychopathe devenu criminel de ligue majeure. Son but : instaurer une anarchie réglementée selon les règles du baseball japonais. - La Batchelière (Lola Grandclou)
Journaliste sportive infiltrée dans la mafia pour obtenir une interview exclusive… et peut-être un double assassinat. - Commissionnaire Gorgonzola (P. Frometon)
Chef de la police, dépassé par les méthodes de Batteman, mais secrètement fan de ses ralentis au ralenti.
🍿 Scènes cultes
- Le générique d’ouverture, où Batteman assemble sa batte dans un montage façon Rocky IV tout en écoutant « Eye of the Tiger » en version flûte de pan.
- La Batte-cave, décor improbable entre vestiaire de ligue mineure et temple shaolin, avec des mannequins de criminels à frapper pour l’échauffement.
- La scène du « Grand Chelem », où Batteman affronte 4 criminels en même temps et les envoie dans les 4 coins de Gotham, chacun rebondissant sur des trampolines urbains.
- L’interrogatoire en home plate, où Batteman attache un mafieux sur une base et l’interroge en tapant dans des balles explosives lancées par Robinzon.
- Le face-à-face final au Stade du Crime, transformé en arène sanglante avec commentateurs en direct : “Et Batteman frappe un Joker en orbite ! Quel retour en force !”
🎨 Style et influences
Batteman s’inscrit dans la grande tradition des parodies absurdes façon Hot Shots ou The Naked Gun, mais injecte ici une couche de violence graphique proche d’un Kick-Ass sous stéroïdes. L’esthétique oscille entre Sin City et ESPN Classic, avec une colorimétrie grise très “Gotham sous la pluie” rehaussée de rouge carmin dès que la batte entre en contact.
La mise en scène s’amuse à détourner tous les clichés des films de super-héros : plan-séquence inutilement spectaculaire pour ramasser une batte, ralenti sur des envolées de casquettes, musique épique sur des frappes pas du tout épiques, etc.
Mention spéciale au Batteman Theme, un remix de l’hymne des Yankees joué au kazoo par une chorale d’enfants déçus.
🧠 Réception critique
Les critiques sont partagées, ou plutôt éclatées façon crâne de malfrat.
- Le Monde salue « une satire aussi fine qu’un bâton de baseball ».
- Télérama déplore « le bruit, les coups, et l’absence totale de poésie » (mais met un T quand même, allez comprendre).
- L’Équipe encense « la meilleure adaptation de baseball au cinéma depuis Moneyball« .
- Sur Rotten Tomates, le film atteint 74%, dont 32% de blessures graves.
Le public, lui, en redemande. Les projections test se sont conclues en standing ovation… et quelques plaintes pour traumatisme auditif.
🧴 Analyse BotoxOffice
En remplaçant le détective sombre et torturé par un justicier frappadingue qui confond la ville avec un terrain d’entraînement, Batteman propose une lecture réjouissante (et résolument débile) de la figure du héros. Là où Batman symbolisait le contrôle, Batteman incarne l’excès. Là où Gotham représentait le chaos, elle devient ici un simple match à domicile.
Cette parodie assume tout : le gore cartoonesque, les punchlines bas-du-front (« Tu veux jouer ? Allez, frappe-moi un grand coup »), les détournements grotesques d’objets (la Bat-balle gluante, la Bat-mitaine paralysante, etc.).
Sous ses airs de simple blague potache, le film questionne (un peu) le culte de la violence justicière et l’absurdité de nos icônes modernes. Mais surtout, il nous rappelle une vérité fondamentale du cinéma parodique : tout est plus drôle avec une batte.
