Affiche parodique de La Bataille de Gaulle : le porte-avions Charles-de-Gaulle en héros de biopic

La Bataille de Gaulle : L’Âge de mer

Le destin exceptionnel d’un grand Français de 42 000 tonnes.

Après des années de préparation, le cinéma français s’offre enfin une fresque biographique à la hauteur de son sujet : Charles de Gaulle, un homme de convictions, un visionnaire, un géant de l’histoire contemporaine qui, malgré ses 261 mètres de long, n’a jamais réussi à obtenir une place de parking à Paris.

Réalisé avec un budget colossal, La Bataille de Gaulle : L’Âge de mer retrace en deux volets l’existence mouvementée de ce grand serviteur de l’État, depuis sa naissance dans les chantiers navals jusqu’à son accession au rang de personnalité incontournable de la vie maritime française.

Première partie : L’Âge de mer

Né en 1987 à Brest, Charles connaît une enfance difficile. Très tôt, ses parents remarquent qu’il est différent des autres enfants. À six ans, il mesure déjà plusieurs dizaines de mètres et refuse catégoriquement de prendre son bain, estimant que « la baignoire est beaucoup trop petite ».

Élève brillant mais peu mobile, il manifeste rapidement un intérêt prononcé pour l’aviation. Ses professeurs lui conseillent une carrière de pilote, mais sa candidature à l’École de l’air est rejetée pour des raisons de poids.

Charles se tourne alors vers la Marine nationale, où il gravit rapidement les échelons, malgré une incapacité chronique à monter les escaliers.

À l’âge adulte, il développe une personnalité affirmée, un sens aigu du devoir et une certaine tendance à prendre toute la place. Lors des réunions de famille, il exige systématiquement qu’on lui réserve trois kilomètres de littoral.

Son premier grand discours, prononcé devant une assemblée de frégates, marque les esprits :

« La France doit rester à flot ! »

L’ovation provoque une houle de trois mètres.

Deuxième partie : J’écris ton nom sur la coque

Devenu une figure majeure de la vie nationale, Charles multiplie les voyages diplomatiques, les opérations internationales et les passages en cale sèche.

Sa carrière connaît néanmoins quelques turbulences. En pleine crise de la quarantaine, il consulte un psychologue naval qui diagnostique un profond sentiment d’immobilisme.

« Vous avez l’impression de tourner en rond ? »

« Non, répond Charles. J’ai un rayon de giration de 450 mètres. »

Son engagement politique prend une nouvelle dimension lorsqu’il réclame le droit de vote pour les bâtiments militaires. Il fonde le Mouvement des Navires Citoyens, dont le slogan, « Un bateau, une voix », séduit immédiatement les sous-marins, jusque-là peu entendus dans le débat public.

Sa candidature à la présidence de la République est toutefois invalidée. Le Conseil constitutionnel lui reproche de ne pas être une personne physique.

Charles conteste cette décision, rappelant qu’avec ses 42 000 tonnes, il est probablement la personne la plus physique du pays.

Dans une ultime scène bouleversante, le porte-avions, désormais vieillissant, contemple l’horizon depuis Toulon.

« J’ai consacré ma vie à la France. Je ne regrette rien. Sauf peut-être de ne jamais avoir appris à nager. »

Le film s’achève sur un long plan silencieux de Charles entrant en cale sèche, accompagné d’une musique symphonique et d’un carton annonçant : « Il restera à jamais dans nos ports. »

Et après ?

Fort de cette ambitieuse fresque biographique, le réalisateur prépare déjà son prochain long-métrage consacré à une autre grande figure française : Georges Pompidou.

Le film retracera l’existence exceptionnelle du célèbre centre culturel parisien, depuis son enfance difficile dans le quartier Beaubourg jusqu’à sa fermeture pour travaux.

Une destinée hors norme, marquée par une santé fragile, des problèmes de tuyauterie et une incapacité persistante à se faire accepter par les immeubles haussmanniens.

Selon les premières indiscrétions, le scénario s’ouvrirait sur cette réplique poignante :

« Toute ma vie, on m’a reproché d’exposer mes entrailles. Mais personne ne s’est jamais demandé ce que je ressentais à l’intérieur. »

Le réalisateur envisagerait déjà une trilogie, avec un troisième volet consacré à l’aéroport Charles-de-Gaulle, dont l’enfance aurait été particulièrement perturbée par la séparation de ses deux terminaux.

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